Paul Heilmann

Paul Heilmann

26 octobre 2020 Sylvie Blanchon 14 vues

Paul Heilmann nait le 12 octobre 1935 à Bâle. Son père est orfèvre et sa mère sténographe. Il avait cinq ans au décès de son père.


Il commence à jouer du piano à l’âge de 13 ans. De 1950 à 1953, il prend des cours de dessin, de peinture et suit des cours de flûte ; il approfondit son jeu au piano avec le compositeur Delapierre.

Des rencontres déterminantes

À 18 ans, il rencontre Marcel Altmeyer, élève de Marie Steiner, qui a développé l’art de la parole en français et qui lui propose de l’aider dans son commerce d’œuvres d’art. Ainsi Paul transporte des tableaux (et même des Picasso, Chagall, Matisse) de Bâle à Paris où il réside pendant deux ans. Marcel Altmeyer lui parle littérature, poésie et théâtre et éveille son intérêt.

Au cours d’une promenade, la peintre Annie Heuser et l’eurythmiste Elena Zuccoli l’invitent à s’inscrire dans leur école d’eurythmie qui ouvre le lendemain. Paul a presque 22 ans ; dès le matin suivant, il s’engage pour l’eurythmie, cet engagement durera toute sa vie.

Durant toute sa formation, à part la pratique de l’eurythmie, il étudie l’anthroposophie. Il vit dans la même maison qu’Elena Zuccoli et reçoit quotidiennement son témoignage direct et spontané autour d’une tasse de thé. Pendant les vacances, il l’accompagne dans ses nombreux voyages en Grèce, en Italie, en France. Elle est l’une des grandes rencontres de sa vie.

Il termine sa formation en 1960 et commence à enseigner à l’école Zuccoli ; il termine la formation en eurythmie curative avec Margarete Kirchner-Bockholt, Trude Thetter et Ilse Knauer. Il intègre la troupe d’eurythmie du Goetheanum.

En 1965, Paul Heilmann rencontre Bernadette Duvann, une artiste peintre française qui suit la formation chez Elena Zuccoli. En 1968, ils se marient et s’installent à Saint-Prex (Suisse) pour occuper un poste d’eurythmie à la Fondation Perceval.

Pionner de l’eurythmie française

Il s’engage aussi avec Simone Rihouët-Coroze à Paris dans la fondation d’une formation d’eurythmie en français. Finalement, en 1974, grâce au Dr Leonardo Fulgosi, il fonde à Saint-Prex la première école d’eurythmie en langue française reconnue par la section des arts de la parole et de la musique du Goetheanum.

Paul Heilmann a travaillé jusqu’à son dernier souffle pour maintenir vivante la flamme de l’eurythmie française. Son sourire radieux, ses mouvements élégants et le « timbre » particulier de sa voix resteront longtemps gravés dans notre mémoire.


Extraits d’un article de Sylvie Blanchon.