Ne pas laisser l’autre seul

Ne pas laisser l’autre seul

29 août 2019 Joan Sleigh 21 vues

Quand nombre de personnes, dans la vie politique et sociale, n’aspirent qu’à des choses extérieures (plus d’argent, de pouvoir, plus d’influence sur l’autre), il est temps, dit Claudine Nierth, d’ouvrir la porte vers l’intérieur, sur l’espace où chacun peut découvrir la possibilité de réalisations créatrices.


Dans le cadre du congrès « Spiritualité– Peur et santé », les quatre Drames-Mystères de Rudolf Steiner ont fourni des indications concrètes pour y parvenir. Chez les spectateurs (plus de 700), régnait cependant une atmosphère bienveillante faite d’ouverture, d’expériences et de réalisations partagées ainsi que de reconnaissance pour la performance artistique proposée. C’est pourquoi Gioia Falk, Christian Peter et Stefan Hasler ont décidé, en accord avec le comité, de présenter à nouveau les Drames-Mystères au Goetheanum à la Noël 2020, juste après la nouvelle mise en scène du Faust.

« Je n’ai pas le temps, je n’y peux rien changer (à la situation du monde), je ne comprends pas la complexité des choses… » : c’est par exemple ainsi que Bodo von Plato a caractérisé, du point de vue de la section d’anthroposophie générale, les gouffres du quotidien. Dans le cadre de la section de la jeunesse, quelques jeunes ont souligné la nécessité d’une « décélération », de se ménager du temps et de créer un espace intérieur, permettant aussi de connaître et d’accepter ses propres peurs, point de départ pour l’acquisition d’un nouveau potentiel créatif. Michaela Glöckler montra, dans le cadre de la section médicale, à quel point les Drames-Mystères sont pétris de pathologie et de rémission et sont en ce sens non seulement des drames de la maladie mais aussi des processus de guérison.

Aider celui qui est seul

Une indication concrète venue du public concerne les protagonistes des Drames-Mystères : chacun d’entre eux vit ses propres expériences de seuil, dont il doit triompher seul. Or dans chaque situation, aussi dangereuse soit-elle, apparaît un accompagnement, un soutien. Mais qu’en est-il de ceux qui sont seuls face à l’abîme ? Puissions-nous être tous vigilants à leur égard et rester à leur côté, dans la force et la joie !