L’être humain
Tournés vers la prospective et l’avenir : les thèmes concernant Orient et Occident et les réflexions sur ce qui fonde l’humain entre cosmos et technologie.
Du fait du coronavirus, le monde s’est tourné vers l’Asie avec stupéfaction puis avec horreur, tentant de repousser ce qui s’y révélait. Presque comme un signe du destin, la section a pris en compte ce lien négatif entre Orient et Occident en inaugurant en février son programme par une rencontre sur l’importance de l’Asie de l’Est pour la culture contemporaine, avec pour enjeu la perception d’oppositions dont le fil rouge peut être une sorte de pont jeté au-dessus de la méfiance, de la peur et de la mort. L’année s’acheva sur les cycles sur l’Évangile de Marc, dont Rudolf Steiner traduisit une phrase ainsi : « Le Moi ainsi compris afin que nous le reconnaissions dans sa spiritualité comme un Tu, comme le Christ ! » Une telle reconnaissance est partout nécessaire.
Entre ces deux aspects prirent place la rencontre sur Rilke pour qui le langage est un moyen de rendre le monde plus humain et sur les deux Faust de Goethe, occasion d’explorer aussi la question de l’humanité. La deuxième semaine intensive sur Science de l’occulte permit de se pencher sur ce que signifie le fait que le développement du monde dépendra à l’avenir de l’être humain lui-même.
Notre moisson des deux années passées est publiée dans Das Ende des Menschen ? (La Fin de l’être humain ?), livre retraçant les deux rencontres sur le transhumanisme, avec pour point fort l’idée que la technique doit être pénétrée par la pensée, touchée par l’âme et façonnée par la volonté. Ce n’est qu’ainsi que l’existence d’un individu libre est possible. Ce travail continue avec un cercle de réflexion « technologie et transhumanisme » commun à plusieurs sections.