Un carême à l’échelle mondiale
Très chers membres et ami(e)s,« Gardez-nous en conscience comme nous le faisons pour vous ! » Nous avons ainsi conclu notre lettre du 18 mars annonçant le report de l’Assemblée générale de la Société.
Depuis, vous êtes maintenant tous et toutes touché(e)s par la pandémie et les restrictions dans la vie personnelle, économique et culturelle. Tout cela ressemble à un « carême » imposé à la civilisation à l’échelle mondiale et qui concerne toutes les activités qui nous régissent au quotidien.
Cette situation modifie totalement notre conscience des autres et de notre environnement. La concomitance de ces événements avec le temps pascal a aussi un caractère symbolique. Prenons-les comme une exhortation à nous lier aux forces de résurrection nées de la victoire sur la mort, forces qui concernent l’humain dans son authenticité.
Renforcer le calme et la liberté intérieure
Consciente des temps que nous vivons, la Direction s’est réunie pendant le temps prévu pour l’Assemblée générale et s’est saisie d’une nouvelle impulsion pour l’École supérieure de science de l’esprit (voir l'article « Une école du vivant »).
Lorsque nous pensons à vous, nous réalisons à quel point nous sommes devenus au fil du temps une société et un mouvement d’envergure mondiale. Nous pouvons nous projeter vers un grand nombre de lieux partout dans le monde dans lesquels l’anthroposophie est présente à travers vous. Nous serons heureux de recevoir des témoignages écrits sur votre situation et les conditions spirituelles de votre lieu de vie.
Les frontières nationales étant fermées, nous ne pouvons voyager. S’il est impossible d’échapper à cette réalité, nous pouvons cependant tenter ensemble de lui en adjoindre une autre.
Comment renforcer mon calme et ma liberté intérieure ? En me ressentant moi-même en conscience dans mon corps et mes membres : je suis ici à ma place. Je porte la responsabilité pleine et entière de ma vie, des tâches qui sont miennes, je m’efforce de mettre du sens, et donc la lumière de l’esprit, dans mes actes. En convoquant des sentiments de cette nature, en m’en détachant à nouveau, je remarque que je respire, que je vis dans la force de recueillement de mon âme, qui peut en parallèle se sentir liée à la lumière de l’esprit.
Source de dignité humaine
Dans la période entre Pâques et la Pentecôte, l’esprit peut se tourner à partir d’un tel ressenti vers l’Être des mondes dans le but de le contempler toujours davantage. Comme l’expriment les versets de notre Pierre de fondation, cela devient alors une source de dignité humaine :
Lumière divine, / Christ-Soleil,
Réchauffe / Nos cœurs,
Illumine Nos têtes ;
Pour qu’évolue vers le bien,
Ce que par nos cœurs / Nous fondons,
Ce que par nos têtes / Nous guidons vers le but
Par notre vouloir.
Nous vous adressons depuis le Goetheanum nos vœux de bonne santé et espérons pouvoir vous rencontrer bientôt partout dans le monde, en chair et en os.