Des aides en fin de vie
Le 9 février, un symposium en ligne de la section médicale a exposé des alternatives au suicide assisté.
Les maladies graves peuvent donner envie de mourir. La perte de sens, le sentiment d’être un fardeau pour les autres, la peur de la souffrance, de la douleur y contribuent souvent. Selon Matthias Girke, spécialiste en médecine interne et palliative et responsable de la section, on peut « presque toujours, grâce aux thérapies palliatives et au soutien psychique et spirituel, transformer ce désir en faisant émerger un sens neuf et une nouvelle autonomie ». La condition préalable est de reconnaître la détresse cachée derrière ce désir de mourir.
La médecine palliative anthroposophique se base sur l’aptitude de l’humain à se développer et forger son avenir, y compris face à des maladies graves et à la mort. Soigner la relation à la personne permet d’identifier de nouvelles tâches et de faire l’expérience que chacun est utile. La perte de sens éprouvée peut se compenser par l’élaboration de perspectives et valeurs nouvelles. La pharmacothérapie sait soulager la plupart des symptômes. « Lors de l’accompagnement d’une personne, il faut toujours respecter la dignité du processus pathologique et du chemin vers la mort qu’elle emprunte. On ne peut rien généraliser », déclare Matthias Girke. Il note derrière le désir de suicide assisté l’appel à un soutien pétri d’humanité. Le développement des soins palliatifs, la reconnaissance du facteur humain, des soins que prodigue le personnel soignant et du travail des personnes actives dans les maisons de retraite, les cliniques et les hôpitaux constituent pour lui un immense chantier de travail.
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