Congrès sur le climat

Congrès sur le climat

23 mars 2021 Sebastian Jüngel 23 vues

Le congrès Respirer avec la crise climatique des sections d’agriculture et de la jeunesse a fait venir plus de 1 200 personnes de 63 pays au Goetheanum.


Sebastian Jüngel Le programme des événements est-il resté le même en format numérique ou a-t-il changé et comment ?

André Hach
Nous avons adapté le programme des événements. Les principales conférences ont eu lieu l’après-midi, à des moments où un grand nombre de participants pouvaient se connecter en direct. Nous avons également été plus flexibles sur le calendrier et le nombre de participants aux groupes de travail. Ainsi un atelier initialement prévu pour une seule date a pu facilement se tenir deux fois. Dans un autre cas, un atelier sur les bovins et les émissions de méthane a été organisé à la dernière minute avec plus de 130 participants.

Proximité et interaction

Jüngel Le mode de présentation a-t-il changé ?

Hach
Oui, ce changement est dû partiellement à la pandémie. Nous avons proposé davantage de conférences dialoguées, pour les rendre plus vivantes. Cela aurait également été utile dans le cas où l’un des intervenants n’aurait pas pu voyager. Les présentations ont duré une heure maximum et se sont terminées par une séance de questions-réponses avec les participants, ce qui a créé de la proximité et de l’interaction. La modération était plus exigeante car les conférenciers devaient savoir quand se déplacer, où et dans quelle caméra regarder.

Johannes Kronenberg
C’est pourquoi il était important de travailler avec une équipe de caméramans professionnels. Nous avons délibérément utilisé la scène de la grande salle comme studio afin d’avoir un arrière-plan attrayant et authentique : la vue des rangées de sièges éclairées par les vitraux colorés.

Jüngel
Que peut-on dire des nouveaux participants ?

Hach
Il y en a eu beaucoup, venus d’autres continents. Pour une bonne partie, le Goetheanum et le congrès ont été plus présents et tangibles que jamais.

Verena Wahl
Il y a eu également plus de personnes d’autres professions qu’auparavant, notamment des médecins et des enseignants. Mais cela pourrait aussi être dû à l’élargissement du cercle à la section de la jeunesse ou au thème choisi.

Kronenberg
Certains des jeunes semblaient réservés, sans doute parce que leur quotidien et leurs études se déroulent en grande partie en ligne. Pour de nombreux jeunes, la rencontre passe avant le contenu. Néanmoins, ils ont été nombreux à trouver (en ligne) le temps et l’énergie nécessaires pour participer au congrès.

Courage, préparation, engagement

Jüngel Quelles sont les nouvelles possibilités qui s’offrent à vous ?

Hach
J’ai aussi constaté que l’on peut acheminer des contenus et créer des ambiances par le biais du support numérique, mais différemment. Il faut cependant du courage, une bonne préparation et de l’engagement. Le meilleur exemple est le travail sur la lettre de Michaël « De la nature à l’inné » de Rudolf Steiner, avant et pendant le congrès. Nous avons reçu de nombreux commentaires positifs.

Kronenberg
J’ai constaté avec satisfaction que les organisateurs ont réussi à maintenir un côté vivant – c’est du moins ce dont témoignent de nombreux retours de participants. Il était important de ne pas tomber dans la routine, mais par exemple d’impliquer à chaque étape le public par des questions.

Jüngel
Y aura-t-il des offres numériques même si le Goetheanum peut à nouveau être visité in situ ?

Wahl
Notre congrès international sur la recherche d’août 2021 se fera en ligne et la section d’agriculture créera également d’autres offres numériques après la pandémie.

Kronenberg
Le Goetheanum est le siège physique, en quelque sorte le corps de la Société anthroposophique générale et des sections de l’École de science de l’esprit. À cet égard, il est important pour moi que le numérique n’éclipse pas le physique. Il s’agit de trouver le bon équilibre.


Web Section de la jeunesse

Web
Section d’agriculture