Comprendre la vie, en prendre soin, l’encourager

Comprendre la vie, en prendre soin, l’encourager

01 juillet 2020 Ueli Hurter & Justus Wittich 20 vues

Avec la réouverture partielle du bâtiment, la Direction du Goetheanum a mis provisoirement fin à l’année de travail 2019-2020 dont l’un des fruits est l’ouvrage Perspektive und Initiativen zur Coronazeit (Perspective et initiatives au temps du COVID-19). Parmi les sujets abordés, l’expérience de Christ-Michaël et l’impulsion cosmique du Christ.


L’ensemble des rencontres et des voyages ayant dû être annulé, la Direction du Goetheanum a mis à profit les semaines de crise sanitaire pour un intense travail. Édité en allemand par les éditions du Goetheanum, ce livre a été achevé, imprimé en un temps record et présenté dès sa sortie lors du séminaire interne qui a réuni en juin les membres de la Direction.

Depuis Pâques, les réflexions de la Direction sur l’« attitude michaëlique » appropriée à notre temps s’élargit à la dimension christique de l’anthroposophie au sens de l’expérience de Christ-Michaël que décrit Rudolf Steiner dans les Lettres de Michaël (GA 26). La voie intérieure éclairée par l’esprit et la voie extérieure soutenue par l’esprit vont de pair. Nous l’avons vécu lors de notre séminaire lorsque nous avons été conduits et introduits dans des lieux importants du travail de nos nouveaux collègues.

Impulsion du Christ cosmique

Le 8 juin, dans la salle où mourut Rudolf Steiner (l’atelier qu’il occupait dans la menuiserie jouxtant le Goetheanum) Peter Selg, nouveau coresponsable de la section d’anthroposophie générale, nous a parlé de façon saisissante et intime de son ultime période de vie et de travail. Cette « barraque en planches », où furent plantées, nées de la force de l’esprit, tant de graines aujourd’hui fortement enracinées dans le monde est très sobre. La statue du Christ de la grande sculpture en bois du Représentant de l’humanité s’y trouvait alors. Peter Selg l’a mise en lien avec l’impulsion cosmique du Christ à l’origine du mouvement anthroposophique mondial.

Le 9 juin, dans la maison dite « Glashaus », Matthias Rang et Johannes Wirz (nouveaux coresponsables de la section des sciences naturelles) ont donné un aperçu de l’approche scientifique goethéenne, telle que la section la cultive depuis des décennies sur la base des travaux de Jochen Bockemühl (1928-2020) et Georg Maier (1933-2016). Pour Rudolf Steiner, un concept est ésotérique lorsqu’il est maintenu en relation avec les phénomènes d’après lesquels il a été formé. En ce sens, un regard goethéen sur la nature permet de percevoir la vie de l’esprit dans le sens de Michaël.

Thème central du travail entre sections

De ces expériences, un chemin direct mène au thème transversal « Comprendre la vie, en prendre soin, l’encourager », que nous avons adopté comme ligne directrice des sections pour les trois années à venir. Nous avons aussi discuté et décidé d’un logo graphique pour l’ensemble du Goetheanum, approuvé un règlement intérieur, des pré-projets de commémorations pour 2023, 2024 et 2025 et élaboré un texte qui décrit ce qu’est l’École de science de l’esprit.

Dans la soirée du 8 juin a eu lieu une visioconférence de 47 personnes avec quasiment tous les représentants de pays de l’Australie au Canada, éventail couvrant presque toute la course du soleil !

Matthias Girke et Florian Oswald, nouveaux porte-paroles de la Direction du Goetheanum, dirigeront dès septembre la prochaine année de travail.


Ueli Hurter et Justus Wittich, porte-paroles de la Direction du Goetheanum.

Dévotion

Quoi qu’il arrive, quoi que puissent m’apporter l’heure suivante, le jour à venir, si cette chose m’est complètement inconnue, je ne puis dans un premier temps rien y changer, ni par la crainte, ni par l’anxiété. Je l’attends dans la plus parfaite paix intérieure, dans la plus parfaite égalité d’âme, comme la mer étale ! La crainte et l’anxiété inhibent notre évolution ; les vagues de crainte et d’anxiété nous font rejeter ce qui venant de l’avenir veut entrer dans notre âme. La dévotion à ce qu’on appelle la sagesse divine dans les événements de la vie, l’évocation répétée en soi-même de la pensée, de la sensation, de l’impulsion de la vie affective que ce qui est à venir doit être et devrait être bénéfique d’une manière ou d’une autre, l’évocation de cette ambiance dans l’âme et le fait de la vivre en paroles, en sensations, en idées : voilà […] l’ambiance de la prière de dévotion.

Source
Rudolf Steiner, GA 59, conférence du 17 février 1910.