Impulsions sociales de la jeunesse
Les jeunes s’intéressent non seulement aux processus sociaux, mais ils sont aussiactifs politiquement. Plutôt que de prendre note de décisions et de tenter leur chanceà l’étranger, de jeunes Géorgiens s’engagent pour de meilleures conditions de vie dans leur propre pays.
La Géorgie faisant partie des pays en voie de développement dont la situation économique n’est ni stable ni durable, il est important que les citoyens restent éveillés. Les jeunes vont manifester, ont des avis en dehors du mainstream, réfléchissent au développement du pays et en discutent – bref, la jeunesse est très engagée dans les processus politiques.
Un affrontement a eu lieu dernièrement entre de jeunes activistes (principalement des étudiants) et la police. Le déclencheur avait été un comportement imprudent du gouvernement qui avait blessé les citoyens dans leur dignité. Voyant cela, les jeunes sont allés dans la rue par milliers, ce qui nous montre à quel point la jeunesse aspire à un développement du pays qui fait sens. Formation et emploi des jeunes restent, hélas, un gros problème. Voilà pourquoi ils sont nombreux à partir à l’étranger. La jeunesse est néanmoins consciente de l’urgence de changements importants pour un meilleur avenir et cherche des chemins.
De l’intérêt pour l’anthroposophie
L’anthroposophie n’est pas nouvelle en Géorgie, elle y était connue dès les années 1910 et a pris depuis un bel essor. À côté de diverses institutions, il y a la société anthroposophique en Géorgie, très active. Son travail est concentré dans la capitale, Tbilissi. Durant l’année, elle organise beaucoup de manifestations. Ici aussi, un groupe de jeunes s’engage. Il se réunit depuis six ans tous les mercredis pour travailler différents textes de Rudolf Steiner, sous la direction des membres du comité directeur. Ils commencent par l’étude d’un texte avec discussion et continuent par une partie artistique qui sera tour à tour de l’observation goethéenne d’images ou de l’eurythmie. À l’été 2016, le groupe était invité au congrès pour les jeunes autour de Faust. Tous les membres ont fait beaucoup de rencontres et ont participé à de nombreux groupes de travail et d’activités. À l’été 2018, le groupe a été de nouveau au Goetheanum à l’occasion du Congrès pour les jeunes. Cette fois-ci, ils sont venus avec une pièce de théâtre (Faust), présentée sous la direction de Valérian Gorgochidze. C’est à cette occasion qu’est née l’idée d’organiser le prochain congrès de la section pour la jeunesse en Géorgie.
Former une base commune
C’est à l’automne 2018 qu’ont commencé les recherches d’autres jeunes intéressés par un projet autour de la question sociale. Ainsi est né un autre groupe, prêt à prendre la responsabilité d’une rencontre riche en contenu. Pour former un groupe sur une base commune, les jeunes ont décidé de travailler régulièrement – un week-end sur deux – sur des contenus anthroposophiques et d’y inviter des membres de la Société anthroposophique habitués de ce genre de travail pour partager leur expérience avec eux.
Il existe donc au sein de la jeunesse géorgienne de fortes impulsions qui vont dans des directions différentes : beaucoup de jeunes sont actifs dans la société et s’intéressent aux processus sociaux.