Un violon Thomastik en récital
Les 4, 12 et 19 mai, le violoniste bâlois Volker Biesenbender s’est produit au Goetheanum sur un violon Thomastik.
Par ces concerts, la Section des arts de la musique et de la parole soutient les efforts pour raviver et continuer l’impulsion du luthier viennois Franz Thomastik (1883-1951), qui a déposé en 1910 un brevet pour un nouveau modèle de violon. Rudolf Steiner avait visité son atelier en 1922 et 1923 et lui avait donné des indications pour la réalisation de ses idées. Pendant la Seconde Guerre mondiale, son atelier ainsi que la majeure partie de ses instruments ont péri sous les bombes. Actuellement, seule l’existence de sept violons de sa production nous est connue. L’instrument prêté à Volker Biesenbender avait été légué au Goetheanum en 2014 par Renate Schmidt.
Prochaine étape : perfectionnement
Après plusieurs décennies, pendant lesquelles étaient surtout connus les instruments et les principes de construction de Karl Weidler (1901-1987), élève de Thomastik, on se tourne actuellement à nouveau vers les idées et conceptions de Thomastik lui-même, dans leur forme originale. Depuis sa mort, elles n’avaient pour beaucoup d’entre elles pas encore été reprises. Actuellement, c’est surtout le luthier Arthur Bay en Allemagne et le violoniste Adolf Zinsstag de la Fondation Himmelsbach à Bâle qui s’y emploient. À la fin des deux récitals avec des œuvres pour violon solo de Jean Sébastien Bach et de Georg Philipp Telemann, une comparaison a pu être établie avec le violon dont jouait le jeune Yehudi Menuhin. Il s’agissait d’un instrument de Carlo Ferdinando Landolfi (1714-1787), de l’âge d’or de la lutherie italienne. L’impression auditive montre qu’il vaudrait la peine de soutenir vigoureusement l’impulsion de recherches et perfectionnement des instruments Thomastik.
Web Arthur Bay www.geigenbaumeister.de/bay
Web Adolf Zinsstag www.stiftungehs.ch