Chaleur, force et technologie

Chaleur, force et technologie

29 mai 2019 Laura Scappaticci 87 vues

Laura Scappaticci a écrit cet article, attablée dans un café avec son ordinateur portable. Cette image est très répandue aujourd’hui aux USA. Nous sommes entourés de technologie, qu’elle nous intéresse ou non. Pourquoi devrions-nous y porter de l’intérêt ? Comment pouvons-nous nous en servir comme outil pour un lien avec l’anthroposophie et entre nous ?


La Société anthroposophique en Amérique utilise la technologie pour créer un espace d’apprentissage et un lieu de rencontre. Nous avons mis en place des web-séminaires (cours interactifs en ligne) sur des sujets anthroposophiques tels que l’économie, la méditation et la santé. Nous utilisons des plateformes digitales pour des réunions de branches au niveau d’un pays, pour échanger sur de nouvelles tâches et connaissances. Sur notre podcast (semblable à une émission radio) on trouve des interviews avec des anthroposophes dans le monde entier. Cela remplace-t-il l’orateur doué qui travaille sur place avec des personnes ? Non, ce ne sera jamais le cas ! En revanche des auditeurs peuvent être encouragés par des technologies en ligne à faire de la recherche sur un sujet à un moment favorable pour eux et d’une manière conviviale, abordable et écologique. Nos membres nous remercient pour les contenus mis à disposition sur le web et font valoir de la mobilité réduite ou l’absence de communautés anthroposophiques dans leur région.

Renforcer les forces de l’âme

De nos jours, les personnes sont accompagnées sur leur chemin de vie par la technologie. Une personne en quête pourrait poser une vraie question via Google. Si elle entre dans le moteur de recherche : « Qu’est-ce que l’anthroposophie ? » et nous devrions y répondre par un « Bonjour » accueillant et chaleureux, avec un salut proposant une rencontre humaine et une connaissance. En même temps, nous devons être éveillés pour les forces avec lesquelles nous travaillons. Le 28 décembre 1914, Rudolf Steiner dit dans L’Art à la lumière de la sagesse des mystères (conférence du 28 décembre 1914, GA 275) : « Ce serait la pire bêtise que de se révolter contre les apports de la technique dans notre vie, de se méfier d’Ahriman ou de se retirer de la vie moderne. Selon lui ce serait une lâcheté spirituelle. Le vrai remède consiste à renforcer les forces de l’âme afin de supporter la modernité. Une attitude courageuse face à la vie est nécessaire d’après le karma du monde et c’est pour cela que la science de l’esprit a ce caractère bien particulier de demander d’entrée de jeu des efforts plus ou moins importants à l’âme humaine. »

Possibilités de rencontres

Il doit y avoir, dans notre travail sur internet, un intérêt chaleureux pour autrui. Nous ne pouvons faire entrer la technologie dans nos vies en la gardant « froide ». Si la technologie est capable de nous isoler, nous devons nous en servir pour mettre un contrepoids à cette force antisociale. Nous devons nous efforcer de créer quelque chose de cordial, une ambiance de bienvenue, un sentiment de communauté. Dans nos cours en ligne, nous demandons aux participants d’où ils viennent, nous utilisons leurs noms, nous incluons le dessin et l’écriture.

Tout le monde n’a pas la possibilité de participer à des rencontres réelles mais quand nous y parvenons, nous pouvons alors créer quelque chose de puissant et profond qui continuera à vivre en nous pendant des mois, voire des années. Il nous faut d’un côté l’accessibilité des espaces en ligne et parallèlement les expériences puisées dans de vraies rencontres humaines pour atteindre tous ceux qui cherchent un sens à leur vie.

La technologie est un outil que nous pouvons utiliser et qui peut aussi nous utiliser. Si nous allons vers elle avec ouverture et force, elle peut mener vers une expérience positive, utile pour la maturation de l’humanité – et ça, nous pouvons l’accomplir ensemble.


Web www.anthroposophy.org