Des questions sociales importantes
À la mi-mars, lorsque les mesures de restriction et le confinement sont entrés en vigueur, peu de choses ont changé pour Henri Murto, agriculteur et secrétaire général de la société anthroposophique en Finlande.
Si peu de choses ont changé, c’est que les agriculteurs doivent chaque jour s’occuper des champs et travailler dehors. Ce fut une expérience très intéressante que d’observer la société en mutation et en même temps de regarder tous les possibles d’un œil neuf.
Quand j’observe ces derniers mois dans une perspective finlandaise, je vois deux voies possibles pour l’avenir et la période post-corona : l’une permet qu’émergent des qualités michaëliques plus cosmopolites chez les hommes et femmes du monde entier et que commence à se développer, grâce aux rencontres sociales, un nouveau type de solidarité et de conscience spirituelle ; l’autre conduit à des sociétés nationales plus fermées, à un quotidien plus fortement influencé par les technologies de communication et de surveillance.
Malgré la pandémie, les locaux de la Société anthroposophique sont restés ouverts et l’école d’eurythmie a poursuivi les répétitions dans le respect de très strictes mesures de précaution. Je pense que beaucoup de membres ont commencé à travailler plus individuellement et que la crise a mis en lumière d’importantes questions sociales.
L’humour est important dans des moments comme celui-ci. Voici la blague qui a circulé entre nous : bien que le gouvernement ait décrété une distanciation de deux mètres, nous ne pourrons attendre la levée des restrictions, tant nous avons l’habitude en Finlande de respecter entre nous une distanciation sociale de cinq mètres !