Agir à partir de connaissances acquises individuellement
Chers membres,Du fait du coronavirus, nous vivons depuis un an une crise mondiale d’un genre neuf qui nous touche en tant qu’êtres humains, n’épargne personne et requestionne toutes nos habitudes. Notre « boussole intérieure » tient-elle le cap lors de cette épreuve ?
Nombre de personnes œuvrent dans le monde à partir d’une impulsion anthroposophique : sur le front de la pandémie, auprès de la petite enfance, dans l’éducation, la production d’une nourriture saine, dans d’autres domaines encore, bien sûr aussi dans ce qui touche à la connaissance en lien avec les évolutions actuelles et, sur cette base, au sein de tel ou tel mouvement de protestation. L’initiative, l’engagement basé sur la connaissance sont une caractéristique humaine très souhaitable.
Échos critiques dans les médias
Fait intéressant, j’observe qu’une activité sociale aussi intense et très personnelle suscite très vite un écho critique dans les médias, actuellement du moins dans plusieurs pays. The Guardian se rit du travail exemplaire sur le coronavirus de la clinique de Berlin-Havelhöhe ; dans une étude sociologique de l’Université de Bâle sur la « pensée anthroposophique ésotérique » dans le mouvement de protestation lié au coronavirus, trois questions font sensation ; Die Zeit cite le magazine Die Drei et critique la prétendue « pensée à contre-courant selon Rudolf Steiner » ; Republik, plate-forme suisse en ligne, parle même de navigation « décomplexée dans la barbarie » à bord de l’anthroposophie… Sans parler des insinuations dans Die Zeit du 4 février, plaçant à égalité dans l’histoire antisémites et opposants à la vaccination (dont les anthroposophes), alors qu’on y trouve une semaine plus tard un regard sur « le philanthrope Rudolf Steiner ».
L’image extérieure ainsi véhiculée pourra certainement nous servir à corriger l’image souvent flatteuse que nous avons de nous. Où n’agissons-nous pas à partir de connaissances acquises individuellement ? Où manquons-nous d’un échange interne de connaissances ? Où semblons-nous arrogants ? Nos motifs sont-ils transparents ? Nous montrons-nous prêts au dialogue ? Le Comité directeur travaillera cette année et dans ce contexte sur trois axes : avoir le courage de la connaissance, assumer ses responsabilités et dire oui au monde.
En raison des mesures liées à la crise sanitaire, l’Assemblée générale du 27 mars pourrait etre reportée. Toutes les informations actualisées sont sur goetheanum.org