Des conditions de travail particulières

Des conditions de travail particulières

27 mai 2020 Sebastian Jüngel 15 vues

Stefan Hasler participe avec ses collègues à un échange mondial sur le maintien du travail artistique, pédagogique et thérapeutique.


Compte tenu du transfert des cours à la maison, tous les eurythmistes, qu’ils soient enseignants ou thérapeutes, se demandent comment réellement toucher leurs élèves à travers les canaux numériques. Ils sont frustrés de constater dans leur salle, faute de présence physique, l’absence de chaleur née des regards et du mouvement, chaleur qui ne se manifeste qu’en groupe. « La chaleur de l’air est une condition préalable à ce qui se passe réellement entre les personnes », résume Stefan Hasler. Les eurythmistes se réjouissent de constater que, davantage stimulés dans leur autonomie, les jeunes et les adolescents sont beaucoup plus indépendants qu’avant. Reste à savoir quelle place retrouvera l’art dans la société de demain. À l’heure actuelle, tous les artistes indépendants souffrent particulièrement de conditions de travail difficiles.

Les formations en eurythmie et en art de la parole permettent aux étudiants en dernière année d’achever leur formation. L’important n’est pas de savoir s’ils peuvent venir dans ce but au Goetheanum, mais qu’ils trouvent une solution adaptée à leur pays. L’objectif est que cette fin d’études leur permette aussi d’exercer immédiatement leur profession et que soit précisé ce qu’ils devront rattraper : certaines compétences indispensables au travail artistique ne peuvent par exemple être acquises que dans un processus de groupe.

Les projets du Centre de recherche en eurythmie se poursuivent : c’est le cas par exemple du travail sur l’ouvrage qui commentera le Cours d’eurythmie de la parole (GA 279) et la poursuite du travail sur le Cours apollinien (GA 278).


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