Festival à Folkestone

Festival à Folkestone

29 août 2019 Christo­pher Houghton Budd 19 vues

À la fin juin s’est tenue à Folkestone (Grande-Bretagne) le congrès économique annuel du Goetheanum, partie d’une série de manifestations sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences.


Folkestone a une longue histoire avec l’immédiat après-guerre 1918 et son jumeau, le traité de Versailles, qui a mis le monde sur une mauvaise voie et a créé les conditions du chaos qui règne depuis. Le lien est profond puisque Folkestone fut, pour des millions de soldats, le point de départ d’une guerre qu’ils entendaient de loin, de l’autre côté de la Manche, sans jamais vraiment la voir, et la ville fut le lieu des négociations sur les réparations, dans la bourgade proche de Port Lympne.

Une Conversation improbable de John Maynard Keynes, présenté en marge du programme, met en scène une rencontre entre Woodrow Wilson et Rudolf Steiner. Wilson présente ses quatorze points et Steiner y répond avec des paroles tirées de ses quatorze conférences sur l’économie. Les interventions des deux protagonistes sont de la même longueur.

Les participants se retrouvaient au Grand Hôtel, endroit quelque peu excentrique où résidait jadis la cour du roi Édouard VII. Parmi les nombreux thèmes : la découverte de la circulation sanguine par l’enfant du pays William Harvey et la possible compréhension par analogie de la circulation des capitaux.

L’espoir d’une seconde chance

Après la rencontre, Christopher Houghton Budd évoqua dans une allocution le pardon et la réconciliation des âmes des peuples anglais et allemand. Par la suite, il prit la parole sur l’idée d’une confédération européenne comme antidote aux velléités du Brexit et à la xénophobie de Folkestone.

Le dernier événement fut la signature d’un contrat sur l’installation de douze mâts lumineux (anneaux de lumière) dans le cadre de la Triennale 2020, dans un secteur qui pourrait devenir à terme un nouveau centre-ville.

Tous ces événements accréditent l’idée selon laquelle il pourrait y avoir, voire qu’il y a, une seconde chance pour le monde, si seulement quelques personnes se saisissaient du moment présent – même sans poser d'actes concrets.


Web www.economics.goetheanum.org/dissemination/topic-reports