De puissantes images du futur
Aux peurs de notre temps, le réseau mondial de la section oppose des images positives, encourageantes et réconfortantes de notre avenir commun.
Notre culture est marquée aujourd’hui par une peur oppressante : peur face au changement climatique, à la disparition des espèces, à la dégradation de la culture politique, à l’érosion de la démocratie, au déclin, à la pauvreté, peur du terrorisme, de la guerre, peur de l’avenir. La section veut lui opposer une vision d’avenir faite d’idées concrètes, d’approches permettant les vastes mutations qui s’imposent.
Nous avons saisi cette année l’occasion des grands jalons que furent les cent ans de l’école Steiner-Waldorf et de la triarticulation de l’organisme social pour communiquer sur les étapes d’une redéfinition de la culture, de la politique et de l’économie. Nos efforts visèrent à placer la triarticulation dans le débat public dans un sens et des mots adaptés à notre époque (et cela dans de nombreux pays, dans les branches, les écoles, les places publiques, les lieux de rencontre, les salles de concert, etc.), à la présenter comme un chemin permettant d’identifier les forces d’évolution les plus profondes à l’œuvre dans le social et, à partir d’elles, de construire ensemble une société moderne digne de l’être humain.
Les activités de recherche, le tissage de réseaux, les manifestations, les colloques des années passées en ont fourni les conditions. Réalisé en partie au Goetheanum, en partie sur place, ce travail porte ses fruits. Nous avons ainsi présenté lors du Marché des possibles de notre congrès de Stuttgart, lieu de naissance du mouvement pour la triarticulation, plus de 100 initiatives et révélé ainsi, à partir des impulsions sociales nées de l’anthroposophie, des chemins actuels et concrets vers une société libre, juste et fraternelle. L’avenir que nous voulons ne peut en effet naître qu’en nous et se réaliser dans le monde qu’à travers nous.