Vivre dans les intervalles

Vivre dans les intervalles

27 novembre 2019 Sebastian Jüngel 14 vues

La première représentation de Fils de lumière, nouveau spectacle de la troupe d’eurythmie du Goetheanum, aura lieu le 28 décembre 2019.


Être en chemin sans savoir où nous mènent nos pas relève de l’atmosphère psychique de notre temps. « Cette façon d’être en chemin est liée au sentiment d’une constante métamorphose des données politiques, écologiques, économiques et de notre vie psychique », dit Stefan Hasler, coresponsable de la troupe. Un chemin sans carte ni outil de navigation, car sa direction change en fonction de l’espace qui nous sépare de ce qui nous fait face : elle est donc toujours nouvelle.

À partir de plusieurs perspectives, la troupe met en scène des intervalles et des interstices. Du point de vue musical, elle rend hommage à Beethoven pour le 250e anniversaire de sa naissance avec le Quatuor à cordes op. 132, l’un de ses derniers, et son mouvement lent « Chant sacré d'action de grâce d'un convalescent à la divinité dans le mode lydien ». Riche contraste, elle présente aussi deux extraits de Je sens un deuxième cœur, œuvre pour alto, violoncelle et piano de Kaija Saariaho.

L’intimité et le drame se font face aussi dans la parole : on suit dans les extraits de L’Eau de nos rêves de Marica Bodrožić la vie intérieure finement décrite d’un patient plongé dans le coma ; les scènes tout en mouvements dramatiques d’El Cántaro roto d’Octavio Paz retracent l’expérience cosmologique et humaine de l’incarnation, de nos élans et désespoirs face aux conditions de vie sur terre, l’accès à d’autres modes d’action et, au final, l’acceptation de la vie.


Première 28 décembre à 20h, dans le cadre du Congrès de Noël « Suivez cette bonne étoile », du 27 au 30 décembre 2019.

Web
www.goetheanum.org/folget-dies...