Nature humaine
Du 30 septembre au 4 octobre a eu lieu la Semaine de recherche sur la nature humaine. Le sujet était la création ex nihilo.
Le point de départ de la Semaine de recherche sur la nature humaine était la conférence de Rudolf Steiner donnée le 1er juin 1909 (GA 107), parallèlement à la neuvième leçon de Classe. Steiner y parle du lien entre l’évolution du monde et l’évolution de l’homme. Prenant l’exemple des plantes, il démontre qu’elles ont une évolution physique et éthérique, puis se répètent (inclusion). L’être humain développe ses corps physique et éthérique jusqu’à la maturité sexuelle (ou terrestre). À l’instar de l’être humain, l’animal développe son corps astral mais stagne après (évolution) alors que dans l’être humain est à l’œuvre le moi avec ses potentialités. Il peut en effet créer du nouveau, quelque chose qui n’était pas encore.
Créer ex nihilo
Cette création ex nihilo, il faut la comprendre concrètement. Quand nous voyons deux personnes côte à côte, nous nous en réjouissons et cette joie est entièrement nouvelle, elle n’était pas là auparavant. C’est l’impulsion christique qui nous permet de créer sans cesse du nouveau dans notre âme. Pour cela il est nécessaire de transformer les éléments constitutifs de notre être. Rudolf Steiner donne cette image : sur une voiture, au bout d’un certain temps, nous changeons un pneu, puis un deuxième. Après un certain nombre de pièces remplacées, il n’y aura plus rien de la voiture d’origine : elle sera devenue une autre voiture. C’est ainsi qu’entre maintenant et l’ère de Vulcain, tous les éléments de notre être seront renouvelés. Le lancement de la Semaine de recherche remonte aux années 1990. À l’époque, elle fut soutenue par Heinz Zimmermann, le directeur de la section pédagogique. Les participants travaillaient comme le décrit Steiner dans la troisième conférence de Nature humaine élaborée méditativement (GA 302a) : étudier, méditer, remémorer pour faire jaillir l’action pratique pédagogique… Christof Wiechert, Florian Osswald et Claus-Peter Röh ont continué ce travail, pour notre plus grand bonheur.