Rencontre des responsables de branches et Assemblée générale
Après la « trêve des cœurs » que quelques membres ont vécue lors de l’Assemblée générale de 2018, on a pu percevoir cette année la volonté de se tourner vers l’avenir, un optimisme prudent et le combat contre des émotions qui ont joué un rôle important lors de l’Assemblée de l’an passé.
La rencontre des responsables de branches a permis des échanges sur les approches et les formes les plus diverses du travail dans les branches. Un sujet s’est imposé de plus en plus au fil des échanges : comment gérer des convictions opposées ? Me faut-il dire à l’autre « la vérité » ? Et comment la lui dire sans le blesser ? Ou dois-je m’adapter dans un esprit de tolérance à sa façon de voir les choses ?
Vaincre les préjugés
« Ce que tu comprends du plus petit de tes frères dans la tolérance, même s’il s’agit d’une erreur, c’est de moi que tu l’as compris et je te ferai vaincre les préjugés quand tu te déferas de tes propres préjugés en accueillant de façon tolérante ce que l’autre pense et ressent » (GA 189, conférence du 16 février 1919). Cette question a été comprise différemment par les participants et il n’a pas été cédé lors de son traitement à la pression de devoir trouver un consensus. La prochaine rencontre des responsables de branches en novembre portera sur le thème suivant : « Pratiquer une culture du dialogue », en collaboration avec un facilitateur qui travaillera avec les responsables.
Quelles sont les raisons de certaines motions ?
Le retour sur l’Assemblée générale avec la présentation enthousiasmante d’initiatives des différents pays et l’acquiescement général au maintien de Justus Wittich dans le Comité ont fait naître chez de nombreux membres une atmosphère optimiste et renforcé le sentiment que la collaboration entre l’ensemble des membres et le Comité peut renforcer la Société anthroposophique.
Le retour sur le nombre de motions proposées a cependant atténué cet optimisme : qu’est-ce qui se cache derrière les motions ? De nombreuses motions sont déposées chaque année.
– En 2018 par exemple, une motion dans le but de publier chaque semaine sur une pleine page de Das Goetheanum des textes de Rudolf Steiner. Cette motion a été suivie d’un vote qui a permis de dégager dans la salle une majorité.
– En 2018, une motion réclamant que les Comités soient validés aux deux tiers des voix ne fut pas retenue.
– En 2018 et 2019 vinrent des questions concernant une autre façon de lire les chiffres du bilan financier, ce qui supposait que tous les participants étaient capables de prouesses de pensée dans le domaine comptable et devraient comprendre et juger en quelques minutes tous les échanges à ce sujet.
– Vint aussi la question des émoluments d’anciens membres du Comité, question à laquelle le Comité avait répondu par écrit mais qui malgré tout a dû être reprise dans le détail devant un public important.
Question : Pourquoi tout cela ? Il ne s’agit apparemment pas que de la recherche personnelle de réponses. Quel est donc l’enjeu de ces motions ? Comment les motions et les requérants, l’ensemble des membres et le Comité pourraient-ils contribuer à travailler ensemble sur l’avenir en gardant en conscience qu’il y a quelque chose d’essentiel derrière la Société anthroposophique ? Ces questions sont restées sans réponses et devraient être travaillées d’une façon ou d’une autre car leur impact est important.